Qui sommes nous
1. L’ambition
EWA le projet de cinéma
Au départ, il y a l’ambition d’un réalisateur de fiction avec son équipe : créer une œuvre intitulée EWA, du nom de son héroïne, plongée au cœur du monde des peuples racines, dans les profondeurs de la forêt amazonienne.
Mais très vite, une autre nécessité apparaît : prolonger l’impact du film au-delà de l’émotion du récit.
L’impact que je cherche à créer est celui d’une porte qui s’ouvre sur toutes les mémoires ancestrales, sur toutes les sciences qu’elles peuvent apporter au monde moderne, si nous prenons la peine de les préserver et de les diffuser.
Parce qu’il est impossible de grandir sainement sans racines (voir le travail des réalisateurs Maurizio et Zahia), ces manières d’habiter le monde que nos sociétés modernes vont pouvoir éclairer notre avenir.
C’est de cette ambition qu’est né EWA Human Legacy.
EWA Human Legacy a pour ambition d’accompagner des expéditions à la rencontre des peuples racines, de soutienir la création et le financement de contenus, et de préserver ces témoignages sous forme de vidéos, photographies, sons, textes et archives. Sa vocation est de rendre ces savoirs accessibles aux scientifiques, chercheurs, décideurs, experts, éducateurs et curieux, afin de nourrir un dialogue entre les connaissances ancestrales et les sociétés contemporaines.
2. L’université des peuples racines
Les peuples premiers portent une mémoire du vivant, du territoire, du temps, de l’équilibre et de la relation à la nature que le monde moderne redécouvre souvent trop tard. Le projet pourrait s’amorcer avec une première session de tournage chez les Kogis découvert grâce au travail d’Eric Julien et l’association Tchendukua. Peuple de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, territoire de haute montagne relié à la mer des Caraïbes, ils sont une mines de savoirs à protéger, préserver et partager. D’autres peuples, en fonction des opportunité et des moyens réunis, ont également autant sinon plus à offrir encore.
Ces communautés, présentes dans différentes régions du monde, sont trop souvent exposées à des pressions multiples : déforestation, extraction minière, narcotrafic, exploitation des terres, effacement culturel, récupération médiatique, appropriation culturelle et greenwashing.
EWA propose de partir de la puissance populaire du cinéma de genre pour ouvrir un chemin vers le réel. Le film attire le public par le récit, le danger, l’action et l’émotion. L’écosystème transmédia transforme ensuite cette attention en connaissance, en engagement, en une sorte d’université unique en sont genre avec un impact mesurable.
Pour une entreprise, une fondation, une institution ou une marque engagée, EWA offre la possibilité de soutenir une démarche visible, incarnée et documentée : une action de terrain racontée avec un niveau d’exigence cinématographique, mais structurée comme un outil de préservation et de transmission.
3. Pourquoi maintenant ?
Le projet répond à une question simple : pourquoi produire aujourd’hui un film et une plateforme autour des savoirs des peuples premiers ? Parce que ces savoirs disparaissent au moment précis où nos sociétés cherchent de nouvelles réponses aux crises écologiques, sociales, sanitaires et démocratiques.
Les travaux portés par Tchendukua autour des Kogis et l’expérience Shikwakalab montrent une direction concrète : créer des espaces de dialogue entre sociétés autochtones, scientifiques, territoires, entrepreneurs et acteurs publics. Les thèmes abordés rejoignent directement les enjeux d’EWA : santé, éducation, gouvernance, paix, eau, terre, agriculture, mémoire des lieux, régénération des territoires et ménagement du vivant.
Dans cette perspective, EWA pourrait proposer un «partenariat» à construire avec l’UNESCO ou avec des structures engagées dans la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, des savoirs locaux et autochtones. Cette formulation est importante : il ne s’agit pas d’affirmer un partenariat acquis, mais de poser une trajectoire institutionnelle crédible pour donner au projet une forme plus concrète, plus responsable et plus durable.
Une plateforme de savoirs vivants
La plateforme EWA aurait vocation à devenir une base audiovisuelle consultable : vidéos, témoignages, entretiens, images de pratiques, cartes, fiches thématiques, carnets de terrain et ressources pédagogiques. Elle pourrait être organisée par peuples, territoires, thèmes et questions contemporaines.
- Gouvernance : comment prendre une décision collective ? Chez les Kogis, par exemple, la place des femmes, des anciens, des experts et des regards extérieurs peut nourrir une réflexion sur nos propres modes de décision.
- Santé et bien-être : comment relier soin, équilibre social, territoire, alimentation et spiritualité sans les séparer artificiellement ?
- Construction et habitat : comment bâtir en tenant compte du climat, des ressources locales, du cycle de l’eau et de la mémoire des lieux ?
- Nature et territoire : comment passer de l’aménagement au ménagement des lieux, c’est-à-dire d’une logique d’exploitation à une logique d’attention ?
- Transmission : comment préserver un savoir sans l’extraire, sans le folkloriser et sans en priver ceux qui en sont les gardiens ?
Cette plateforme devrait être pensée avec des règles éthiques fortes : consentement, droits d’usage, gouvernance partagée, protection des savoirs sensibles, respect des communautés et possibilité de réserver certains contenus à des publics autorisés.
Références et espace à combler
Il existe des initiatives de référence, mais elles ne répondent pas exactement au même besoin. Le programme UNESCO LINKS travaille sur les systèmes de savoirs locaux et autochtones. Le patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO documente des pratiques, expressions et savoir-faire vivants. WIPO travaille sur la protection juridique des savoirs traditionnels. Mukurtu et Local Contexts proposent des outils de souveraineté des données et de gestion culturelle. La Traditional Knowledge Digital Library indienne montre qu’une base de savoirs peut protéger un patrimoine menacé d’appropriation.
Le manque à combler se situe entre ces mondes : une plateforme audiovisuelle accessible, exigeante, cinématographique, reliée à un récit populaire et capable de servir à la fois la transmission culturelle, la recherche, la décision publique et l’engagement des partenaires. C’est précisément l’espace que EWA peut occuper.
4. Le Film
Genre
Thriller d’action, aventure, drame initiatique, romance spirituelle.
Logline de travail
Après l’enlèvement de son enfant au bord d’un port amazonien, une femme issue d’un peuple premier de la forêt d’amazonie se lance dans une traque qui l’oblige embarquer avec elle un jeune consultant européen lié à une opération de greenwashing . Il est entrainé au coeur de la tribu et découvre, à son contact, une autre manière de percevoir La vie.
5. Pourquoi Le Cinéma De Genre
EWA ne se présente pas comme un film militant frontal.
Le projet utilise les codes du cinéma populaire pour toucher un public large :
- enlèvement ;
- traque ;
- mercenaires ;
- corruption ;
- jungle ;
- poursuite fluviale ;
- danger politique ;
- amour impossible ;
- révélation spirituelle.
Cette structure de thriller agit comme un cheval de Troie. Elle permet d’entrer par l’émotion et la tension, puis d’ouvrir vers les vrais savoirs :
- Éducation ;
- santé ;
- justice ;
- Politique ;
- Cultures ;
- Chasse ;
- Ingéniérie
- Rapport au vivant ;
- Rapport à la terre mère ;
- Sciences spirituelles.
Sur fond de: déforestation, greenwashing, disparition des savoirs, appropriation culturelle, génocide.
Le public vient pour l’histoire. Il repart avec des questions.
L’écosystème transmedia est conçu pour transmettre et répondre à ces questions.
6. L’Écosystème Transmédia
EWA est pensé comme une plateforme de contenus durable, pas comme un simple film isolé.
5.1. Documentaires YouTube
Une série de mini-documentaires immersifs pour explorer le réel derrière la fiction :
- peuples premiers et territoires menacés ;
- savoirs de la forêt ;
- transmission orale ;
- rituels et relation au temps ;
- autonomie alimentaire et médicale ;
- cartographies mentales ;
- déforestation et chaînes économiques ;
- greenwashing et responsabilité des entreprises ;
- portraits de chefs spirituels, chercheurs, artistes et défenseurs des terres.
5.2. Formats courts TikTok / Instagram / YouTube Shorts
Des capsules courtes, régulières, conçues pour installer une audience :
- gestes de survie et d’autonomie ;
- plantes, traces, orientation, feu, eau ;
- contrastes entre dépendance moderne et savoirs premiers ;
- citations et visions du monde ;
- avant/après sur les territoires menacés ;
- making-of de l’expédition ;
- préparation du film et repérages.
5.3. Carnets De Terrain
Un suivi éditorial des voyages de repérage et de tournage :
- journal de bord ;
- photos commentées ;
- rencontres ;
- difficultés logistiques ;
- questions éthiques ;
- validations culturelles ;
- décisions de mise en scène.
5.4. Photographie, Exposition, Beau Livre
Un volet iconographique premium :
- portraits ;
- paysages ;
- rituels autorisés ;
- traces de destruction ;
- détails de gestes et d’objets ;
- images de tournage ;
- exposition itinérante ;
- beau livre associant récit, images, témoignages et impact.
5.5. Projections Et Conférences
Pour les partenaires :
- projections privées du teaser puis du film ;
- rencontres avec l’équipe ;
- conférences sur cinéma, peuples premiers et RSE ;
- expositions internes ;
- événements collaborateurs ;
- opérations de marque employeur.